Avis littéraire : Salutations Révolutionnaires, de Sophie Bonnet

Ilich Ramírez Sánchez dit Carlos. Il est aujourd’hui incarcéré à la prison de Poissy, près de Paris. Il s’agit d’un terroriste. Sophie Bonnet, quant à elle, est journaliste. Je ne vous cache pas que je ne connaissais pas l’existence de Carlos avant de me plonger dans ce livre de Sophie.

Le fait est que j’ai écouté cette entrevue qui a eu lieu sur France Inter et qui a fini de me convaincre de le lire : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-01-octobre-2018

Puis, je suis allée voir un peu sur internet ce qui se disait sur Carlos. Et j’ai lu le livre. Complètement happée par cette relation, ce personnage sous les mots de Sophie Bonnet. On croirait presque à un personnage de fiction tellement sa vie est incroyable. D’ailleurs, pour ce qui concerne sa vie à proprement parler, je vous laisserai aller vous documenter sur internet.

Dans cet article, je veux surtout mettre en lumière le travail de Sophie, son livre. Pendant quatre années, chaque mois, elle est allée visiter Carlos, celui que l’on dit être un monstre. Elle nous raconte dans ce bouquin, les attentes avant de pouvoir rentrer au parloir, l’organisation de ces séances, les personnes qu’elle y rencontre et surtout, ses moments de doutes et de questionnement.

Les personnes qu’elle rencontre sont principalement des femmes. Des femmes qui viennent plusieurs fois par mois, pour apporter du linge propre, des journaux, des petits plus qui améliore la vie des détenus. Se pose alors clairement la question de la femme ici. D’un côté, ce livre traite de la question de la femme dans la société, et puis, d’un autre côté, du regard que porte Carlos sur la femme.

Sophie décrit un autre monde, celui de la prison, avec ses propres lois, ses personnages, ses habitudes. Le fait est que Carlos est une personne totalement hors de la réalité, bloquée dans ses plus belles années. Néanmoins, c’est un manipulateur qui n’hésite pas à charmer toutes les femmes autour de lui. Un réel paradoxe se met en place lors de la lecture de ce texte. On peut difficilement avoir pitié de lui, certes. Mais il met mal à l’aise. Complètement ambivalent.

J’ai réellement apprécié cette lecture. Sophie nous intègre totalement à cette relation. Vous avez l’impression de vous tenir face à Carlos. Elle ne veut pas connaître la vérité, mais elle décrit cette relation parfaitement. On se sent complètement immergé dans le monde pénitentiaire. Bravo Sophie !

Quant à nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article, d’ici là, portez-vous bien et belles lectures 🙂

F.

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