Avis littéraire : Jolis jolis monstres, de Julien Dufresne-Lamy

Bonjour à tous amis lecteurs, 

Aujourd’hui, je viens vous parler de la Rentrée Littéraire. Alors oui, elle apporte son flot de romans, des bons comme des mauvais. On en parle beaucoup, on en a un peu marre. Je comprends. Mais quand il y a du très bon, il faut le dire, il faut en parler ! Et le roman dont je vais vous parler ci-dessous, c’est du très bon … 

Le synopsis …

« Certains disent qu’on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.
 

Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé.

Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l’identité. Au cœur d’une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle. »

Mon avis sur Jolis Jolis Monstres …

Je ne connais rien au monde des Drag-queens. J’avoue même de jamais m’y être intéressée. Mais voilà, quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai été subjuguée, presque déjà conquise. En lisant les premières lignes, les premières pages, le charme a opéré. Je ne connaissais pas non plus la plume de Julien Dufresne-Lamy. J’en avais certes, beaucoup entendu parler grâce à ses précédents romans mais je ne l’avais jamais lu. Là aussi, une belle surprise. 

Mélanger ces deux faits et vous comprendrez que j’ai adoré ce roman. 
Tout d’abord, le thème. Un sujet que tout le monde connaît de loin mais que l’on aborde presque jamais dans les médias ou dans les reportages. Un roman, c’est donc le moyen de découvrir l’envers du décor, d’en parler et de faire connaître ses problématiques. 
Des deux personnages principaux, je ne sais pas lequel j’ai préféré. Chacun ayant son petit quelque chose faisant que l’on s’y attache. La construction participe à ce sentiment. Un coup nous suivons Victor, un coup, nous suivons James. Nous en apprenons sur chacun d’entre eux au fur et à mesure jusqu’à ce que les deux personnages se retrouvent. 

James est Lady Prudence. A travers son expérience, que nous découvrons aussi, il profère ses conseils et ses mises en garde à Victor, un repris de justice, aux gros bras et au casier judiciaire bien fourni. 

Force est de constater que ce roman fonctionne très bien. Nous faisons des allers et retours entre les années 80 et aujourd’hui, on y croise des stars, des anonymes qui vont devenir des grands Drag-queens, des passions, des doutes … 

En somme, un roman plein d’émotions, avec des personnages forts sur un thème dont on ne parle que très rarement ? Je vais rejoindre l’avis de beaucoup de mes collègues blogueurs sur ce roman, mais en un seul mot : FONCEZ les yeux fermés ! C’est sorti le 22 août dernier chez Belfond.

A très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, belles lectures à vous, 

F. 

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