Avis littéraire : Les nuits sont calmes à Téhéran, de Shida Bazyar

Bonjour à vous les lecteurs,

Me revoici aujourd’hui pour vous présenter une de mes récentes lectures. Il s’agit du roman de Shida Bazyar, les Nuits sont calmes à Téhéran, publié aux éditions Slatkine et Compagnie. La présentation et mon avis ci-dessous 🙂

Le synopsis …

C’est avant tout et surtout l’histoire d’une famille. De cinq membres d’une même famille. C’est leur point commun, cette appartenance. Mais finalement, ces cinq personnes sont (à mon sens) relativement éloignées les unes des autres.

Nous allons donc tour à tour faire la connaissance de Behsad, Nahid, puis de Laleh, Mo et Tara, les enfants du couple.

Behsad et Nahid sont nés en Iran, à Téhéran, dans ce pays où, en 1979, la révolution faisait rage. Unis par les convictions politiques et les amis de l’époque, Nahid et Behsad vont finir par s’unir.

Mais il est temps de quitter l’Iran. Le pays devient de moins en moins sûr pour les personnes qui ont servi les actions révolutionnaires. Ils s’échappent donc en Allemagne commencer une nouvelle vie, ou tout du moins, une vie meilleure.

Laleh est le premier enfant du couple. Elle est née en Iran, mais était trop petite pour se souvenir de tout. Sa vie à elle s’est créée en Allemagne, auprès de ses amies, camarades de classe et amoureux. Lorsque Laleh retourne en Iran, le sourire de sa mère la frappe, les nombreuses personnes de la famille aussi, cette cousine dont elle se souvenait que par des bribes …

Mo lui, est le seul garçon. Il est étudiant au moment où on le croise dans le récit. Il semble moins impliqué que ses parents, et pourtant, quand à la fac, des manifestations débutent, Mo y va et participe.

Tara est la petite dernière, mais sans doute celle qui a le plus fort caractère. Une révolutionnaire née. Elle reprend consciemment ou pas, le flambeau de ses parents …

Mon avis sur ces nuits à Téhéran …

J’ai aimé beaucoup de choses dans ce roman et d’autres moins.

Ce que j’ai aimé c’est d’abord sa construction. Un chapitre par personnage. Chacun est donc bien décrit, les passerelles entre les personnages sont intéressantes aussi, on se rend mieux compte de l’âge des enfants quand c’est la maman qui parle par exemple.

Autre idée que j’ai aimé, c’est celle de la transmission. Laleh est la seule de la fratrie a avoir vécu en Iran et en Allemagne. C’est à elle d’aider sa mère qui ne parle presque pas allemand, à s’occuper des démarches administratives, à traduire les choses importantes ou non.

Laleh est vraiment le personnage que j’ai préféré. C’est celui qui est le plus hybride. Quand elle retourne à Téhéran, elle se rend compte des différence qu’il peut y avoir entre ses deux pays. Bien sûr l’Allemagne reste son vrai pays d’adoption, mais ses racines sont en Iran …

Le point négatif pour moi est le rythme du bouquin. Bizarrement, je l’ai aimé mais j’ai eu du mal à avancer dedans. Un chapitre par personnage est une très bonne idée, mais à l’intérieur de chacun des chapitres, il y a par moment des longueurs, des descriptions qui pour moi n’étaient peut être pas nécessaires …

En somme, c’était une bonne lecture, et je remercie vivement les éditions Slatkine et Compagnie de m’avoir fait découvert ce roman. Vous le retrouverez ici d’ailleurs 😉

F.

2 réponses sur “Avis littéraire : Les nuits sont calmes à Téhéran, de Shida Bazyar”

  1. Bonjour!
    Merci pour cette belle critique, je note le titre du roman…
    Merci aussi pour les photos prises hier lors de la rencontre avec P.Claudel (tu étais derrière moi lors de la séance de dédicaces): elles sont vraiment réussies…
    A très bientôt,
    Marie-Laure du blog LIREAULIT

    1. Bonjour Marie-Laure, et merci pour ton petit mot qui me fait bien plaisir !
      Ravie que les photos soient bonnes alors, j’en avais fait plusieurs exprès 🙂
      A très vite,
      Florence

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