Avis littéraire : J’avais une île, de Lorenza Pieri

Bonjour les lecteurs,

J’ai le plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour vous présenter un roman que j’ai beaucoup aimé. Vraiment. Il s’agit d’un premier roman. Celui de Lorenza Pieri, paru le 4 septembre 2019 aux éditions Préludes.

Le synopsis …

« Une île minuscule, au large de la Toscane. C’est là que naissent Caterina et Teresa, deux sœurs, dans les années soixante-dix.
Dans cette famille insulaire, les caractères sont bien trempés, à commencer par Elena, leur mère, que l’on surnomme « La Rouge » pour sa chevelure flamboyante, mais surtout pour ses idées politiques. Vittorio, leur père, éternel Hédoniste, mène son existence comme bon lui semble, tandis que Nonnalina, leur grand-mère, traverse la vie avec une force résignée, héritage de la guerre qui a bouleversé son passé.
Différentes mais complémentaires, Caterina, l’aînée, subjugue et domine Teresa, qui, pour trouver sa place, devra apprendre à se détacher de sa terre comme de sa famille. Lorsque arrive l’âge adulte, et le temps des décisions, saura-t-elle apprivoiser la nostalgie de son enfance pour se construire un avenir ? »

Mon avis sur ce roman …

A mon sens, le résumé ci-dessous oublie un personnage qui est pourtant principal. L’île. Cette île si bien décrite et qui est comme une carte de fond, un maillage sur lequel cette histoire prend forme peu à peu.

Les personnages sont si bien développés, chacun à sa manière que le lecteur a l’impression de les connaître. En fait, pour être tout à fait honnête, j’avais l’impression de regarder un téléfilm ! De me trouver devant des images. L’auteur, qui a elle-même habité sur cette île et doit donc la connaître parfaitement, la met en valeur. Les plages, le port, les habitants, tout y est si précis !

Bien entendu, les personnages y sont également pour beaucoup. Mention spéciale pour Teresa, personnage principal ici, mais aussi mon personnage préféré. Cette petite soeur qui doit jouer des coudes pour ne pas qu’on l’oublie, qui a l’air tout le temps gentille qu’on ne s’en occupe pas. Mais qui doit au contraire, redoubler d’effort pour prouver aux yeux de tous et sa famille en particulier qu’elle ne compte pas pour des prunes.

Quand j’ai lu le résumé, entre l’Italie et cette histoire de deux fillettes, j’avais peur de me retrouver dans la fameuse saga d’Elena Ferrante (bien qu’ici, il s’agisse de deux soeurs et non de deux amies comme dans l’Amie Prodigieuse). C’était donc ma principale crainte ! Mais je n’ai pas eu ce ressenti. Peut être parce que cette histoire de soeurs est si forte, si complexe aussi, et reste donc, par définition dans un cadre familial pur, que la comparaison ne s’est pas faite un seul instant ! Et tant mieux !

Toute à ma lecteur, j’ai eu du mal à quitter cette ambiance de vacances, ces personnages, cette vie sur une île, si particulière …

Un très beau roman pour qui aime voyager dans ses lectures, mais aussi pour les lecteurs qui apprécient les histoires de famille, de fratrie, ou tout simplement, la belle Italie …

Merci encore mille fois aux éditions Préludes pour cette magnifique découverte dont je me souviendrai longtemps !

A très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, belles lectures à vous 🙂

F.

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