Avis littéraire : Un dieu dans la poitrine, de Philippe Krhajac

Bonjour les lecteurs,

Je reviens sur le blog aujourd’hui pour vous présenter un bien joli roman. Il s’agit d’Un dieu dans la poitrine, de Philippe Krhajac paru chez Folio en poche. Initialement, ce roman avait pour titre Une vie minuscule, chez Flammarion.

Le synopsis …

Le roman retrace la vie de Phérial. Au début de ce roman, le petit Phérial a quatre ans. Il vient tout juste d’arriver dans un orphelinat. Il va alors faire la connaissance d’enfant comme lui, privés de parents. Il va s’attacher à certains pensionnaires, tout comme à certaines dames qui s’occupent de lui. Il grandit. Il se doute alors que sa vie ne sera pas rose …

On le suit au gré des années, des familles d’accueil. Certaines de ces familles seront douces, d’autres moins … Quoi qu’il en soit, Phérial apprend à se débrouiller, il apprend de la vie.

Et puis, les rencontres. Celles qui ne sont pas toujours bonnes, celles qui emprisonnent, celles qui font du mal. L’adolescent va alors commencer à se demander pourquoi ses parents l’ont abandonné. Une quête va se mettre en marche.

Mon avis sur ce roman …

Ce roman a quelque chose de très cinématographique. Nous rencontrons Phérial lorsqu’il a quatre ans. Le récit à ce moment là, se veut relativement enfantin, ce qui colle totalement à l’image de cet enfant déboussolé. Par la suite, Phérial grandit, apprend, tombe, subit des échecs. Son phrasé change, évolue avec lui.

Pour autant, nous nous doutons que Phérial est habité d’un mal. Nous ne savons pas quelle est sa pathologie. Tout du moins, dans le roman, surtout lorsqu’il subit de gros chocs, quels qu’ils soient, Phérial va converser avec son moi-âgé. Sorte d’introspection visionnaire, l’enfant, puis l’adolescent va acquérir une certaine volonté d’en savoir plus sur qui il est vraiment.

A noter que le personnage de son éducatrice qui va le suivre d’année en année. Il s’agit là aussi, à mes yeux en tout cas, d’une photographie de l’assistance sociale à l’enfance dans les années 70 puis 80. Véritable béquille de l’enfant orphelin, cette personne est indispensable au personnage de Phérial dans le roman.

En somme, ce fût une très bonne lecture ! Le phrasé est poétique, et par moment aussi, très drôle !

Je vous retrouve vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien, et belles lectures à vous,

F.

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