Avis littéraire : Comme des frères, de Claudine Desmarteau

Bonjour à vous,

Une fois n’est pas coutume, je vous propose aujourd’hui mon avis sur un roman qui sort ce jour, 4 mars 2020. C’est un roman qui va vous interpeller, je n’en doute pas. Il s’agit de Comme des frères, de Claudine Desmarteau qui sort donc aujourd’hui aux éditions de L’Iconoclaste.

Le synopsis…

« Raphaël, devenu adulte, se souvient. Ils avaient seize ans. Lui, Kevin, Ryan, Idriss et les autres : une bande de garçons soudés comme des frères, qui se connaissaient depuis l’enfance – sauf Quentin, dit « Queue-de-rat », débarqué au collège. Le dernier arrivé devient le bouc émissaire. Parce que, quand on est adolescent il faut parfois quelqu’un à rabaisser pour se sentir supérieur. Les journées sont longues dans cette petite ville. On en a vite fait le tour. Leur vie est rythmée par les longues soirées à fumer des joints dans un jardin ouvrier, les petits vols, la voiture empruntée, les rivalités amoureuses, les défis inspirés de vidéos américaines. Ils zonent, s’ennuient, testent leurs limites… jusqu’au drame. »

Vous l’aurez peut être deviné ou non rien qu’à la lecture du résumé mais, tout au long de la lecture, on sait pertinemment qu’il s’est passé quelque chose dans cette bande d’ados. Quoi ? Cela, on en sait rien. C’est cette inconnue qui donne d’ailleurs tant de tension au roman.

Mon avis sur ce livre…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, soyons clairs dès le départ : j’ai adoré ce roman. L’écriture notamment. Certains passages sont incisifs, précis, presque violent. A l’image finalement de ce que peuvent être les relations entre des ados. Brusques, vives et acérées.

Le thème quant à lui est quasi universel et vous parlera sans aucun doute. N’avons-nous pas tous, chacun à sa manière, des choses dont, adulte, nous ne sommes pas fiers d’avoir fait quand nous étions ado ? Ces actes qui, à 15 ou 16 ans, nous font rire, nous font nous moquer des gens, les pousser à bout, seulement pour nous faire rire ?

L’intérêt de ce roman tient là dedans. Mettre la lumière sur des faits ayant eu lieu ado et qui, une fois à l’âge adulte, continuent à nous hanter. Le roman retranscrit selon moi à la perfection, le sentiment de Raphaël, maintenant adulte, qui regrette. Il nous raconte son histoire à demi mot parfois. Le discours est laissé en suspens, c’est ainsi au lecteur de faire le travail d’imagination.

Jusqu’à la fin.

Mais il n’y a pas que ce côté morose et presque analytique dans ce roman. Non. Il y a aussi tous les souvenirs d’enfance. Ceux de la construction sociale avec les copains, les temps d’ennui mortel où l’avenir paraît si loin qu’il faut bien s’occuper, et parfois bêtement. Il y a aussi les rentrées des classes, les filles, les relations avec les parents et la famille. Tout ce qui fait que l’on peut se construire en tant qu’ado.

L’adolescence est une période charnière où toutes les découvertes sont possibles, où l’avenir tend les bras, ou l’insouciance et l’inconscience sont présentes à chaque coin de rue. C’est tout cela que Claudine Desmarteau a parfaitement décrit. Et c’est beau…

Vous l’aurez compris, mon avis est unanime sur ce roman. J’espère vous avoir donné envie de le découvrir. Je suis déjà certaine que vous ne serez pas déçus…

Je vous dis à demain pour un nouveau billet, d’ici là, belles lectures à vous,

F.

2 réponses sur “Avis littéraire : Comme des frères, de Claudine Desmarteau”

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