Avis littéraire : Le cinquième bateau, de Monika Kompaníková

Bonjour amis lecteurs,

Un nouvel avis littéraire arrive sur le blog. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter une lecture très singulière qui m’a permis de découvrir la littérature slovaque. Il s’agit du Cinquième Bateau, de Monika Kompaníková paru aux éditions Belleville.

Le synopsis …

« Jarka, douze ans, vit dans la banlieue de Bratislava. Sa mère était encore une adolescente à sa naissance et la maternité n’est pas sa tasse de thé. La petite fille reste seule, enfermée pendant des heures entre les murs blancs de l’une des innombrables barres d’immeubles du quartier.
Un énième jour d’ennui, près des rails de la morne gare où elle aime flâner, elle s’empare d’une poussette chargée de jumeaux. Au fond d’un jardin perdu entre les vignes, elle installe sa nouvelle famille. Bientôt, Kristian rejoint l’aventure. Il fuit une mère envahissante et les moqueries des gamins du coin. Tous deux sont désormais les parents d’un foyer qui n’appartient qu’à eux… »

Mon avis sur le Cinquième bateau …

On apprend au fur et à mesure de notre lecture que c’est Jarka, qui a maintenant une trentaine d’années, qui raconte sa période sans doute la plus heureuse, mais aussi la plus dangereuse de sa vie. Le fait est que dès lors que Jarka nous raconte son enfance précipitée dans le monde adulte, elle semble très lucide sur son environnement, sa présence auprès de sa mère.

Jarka n’est pas une petite fille comme les autres. Sa réalité est crue, abrupte, dure. Livrée à elle-même la plupart du temps, elle se forge une carapace. Alors, quand elle trouve ces deux petits bébés, elle n’hésite pas. Après tout, elle arrive bien à s’assumer la plupart du temps, elle peut prendre s’occuper de deux enfants en bas âge !

Au-delà de l’intrigue qui est somme toute relativement singulière, ce que j’ai aimé tout particulièrement, ce sont les mots, et le choix des mots. Bien entendu, j’ai lu une traduction. Je ne peux donc juger que cela. Mais il est important de dire que la traduction a su conserver l’âme du roman. La douceur des mots ou au contraire leur violence.

D’autre part, ce que j’ai aimé, c’est me retrouver dans ce Bratislava que je ne connais absolument pas. L’auteur et ensuite le traducteur ont réussi à nous immerger dans cette ville. Et surtout de conserver cette découverte grâce aux yeux d’un enfant. C’est en tout cas mon ressenti.

J’ai aussi pu découvrir une maison d’édition, Belleville, qui met en avant des auteurs étrangers et nous obligent à nous ouvrir, ou tout du moins, à sortir de notre zone de confort. Merci à eux pour cette lecture 🙂

Je vous retrouve vite pour un autre avis littéraire, d’ici là, belles lectures à vous,

F.

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