Avis littéraire : Askja, de Ian Manook

Bonjour à tous,

Une fois n’est pas coutume, je reviens ici pour vous parler d’un roman noir, d’un roman policier. Il s’agit du dernier roman de Ian Manook, Askja paru le 2 octobre dernier aux éditions Albin Michel.

Le synopsis …

« Dans le désert de cendre de l’Askja, au cœur de l’Islande, le corps d’une jeune femme assassinée reste introuvable. Près de Reykjavik, des traces de sang et une bouteille de vodka brisée au fond d’un cratère, mais là non plus, pas le moindre cadavre. Et dans les deux cas, des suspects à la mémoire défaillante. Ces crimes rappellent à l’inspecteur Kornelius Jakobson, de la police criminelle de Reykjavik, le fiasco judiciaire et policier qui a secoué l’Islande au milieu des années 70 : deux crimes sans cadavres, sans indices matériels, sans témoins, que des présumés coupables finissent par avouer sans pourtant en avoir le moindre souvenir. »

Deux meurtres, mais pas de corps. Peut-on alors seulement parler de meurtre ? Qui se joue de la police ? Voici concrètement le postulat de départ. Le tout agrémenté d’un vieux sénile qui ne sait plus ce qu’il dit et d’un garde dépravé qui s’amuse à raconter ses exploits sexuels aux policiers … Non, vraiment, ça commence mal !

Et c’est comme cela que le lecteur va rencontrer celui qui porte ce roman à bout de bras, à savoir le personnage de Kornélius. Flic rustre, un peu bougre (comme souvent dans les romans policier) mais qui n’agit pas seul. Il est entouré de plusieurs autres personnages intéressants qui gravitent autour de lui et qui auront, à un moment ou à un autre de l’intrigue, leur part d’importance …

Mon avis sur Askja …

Tout d’abord, première chose et non des moindres : je n’avais jamais lu de roman se déroulant en Islande. Force est de constater que, ce que j’ai pu en découvrir dans Askja m’a donné envie de me renseigner sur ce pays que je ne connais que trop peu … l’idée d’aller visiter Reykjavik me titille même de plus en plus !

Seconde chose : je ne connaissais pas Ian Manook, donc, ni sa plume, ni sa bibliographie. Et cela a été une très bonne surprise.

J’ai trouvé que le roman avait un peu de mal à commencer et surtout, je me suis rapidement emmêler les pinceaux avec les nombreux personnages. Mais heureusement, l’auteur nous aide à nous repérer et recentre toute l’intrigue principal sur le seul personnage de Kornélius.

Car oui, il y a deux histoires en une. D’une part, les deux meurtres sans cadavre et de l’autre, celle d’un sniper aussi agile qu’un chat qui chasse une souris. Le tireur d’élite alors recherché va brasser toute la complexité d’une organisation policière d’un si petit pays …

J’ai donc beaucoup aimé ce roman. Autant les premières 50 voire 100 pages étaient assez laborieuses, autant les autres (le roman fait 427 pages) sont passées très rapidement tellement je me suis laissée embarquer dans l’intrigue.

C’est avec un grand plaisir que j’ai fait la rencontre du travail de Ian Manook que je vais désormais suivre d’un peu plus près …

A très vite pour une nouvelle chronique les lecteurs,

F.

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